Accueil Méditations Le plaisir du Seigneur

PostHeaderIcon Méditations

Il y a une différence entre la volonté du Seigneur et le plaisir du Seigneur. Il peut permettre une chose sans y prendre plaisir. Nous devrions être extrêmement intéressés par tout ce à quoi le Seigneur prend plaisir ; et s'il ne prend pas plaisir à quelque chose, son peuple ne le devrait pas davantage. Nous citerons sept points à ce sujet.

 

1. Par rapport au méchant « Je suis vivant, dit le Seigneur. Je ne prend pas plaisir à la mort du méchant » (Ez 33.11 ; version anglaise). Il est absolument certain que le méchant mourra s'il ne se repent pas ; il est tout aussi certain que cette mort ne fera pas plaisir au Seigneur. Alors, pourquoi devrait-il mourir ? Parce qu'il a préféré la mort à la vie. En choisissant les plaisirs du péché, il en récoltera le salaire. Aucun pécheur ne pourra prétendre que Dieu ne l'aime pas. La perdition terrible du pécheur ne procure pas le moindre plaisir à l'Éternel.

2. Par rapport à Christ Nous considérerons ici le plaisir du Seigneur sous trois aspects : 1) DANS LA PERSONNE DE CHRIST : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Mt 3.17 ; Darby). Ici, le Saint Agneau de Dieu qui va ôter le péché du monde est placé sous l'œil saint du Seigneur ; et non seulement il a été trouvé pur et sans tache, mais Dieu a pris plaisir à tout ce qu'il a fait ; il n'en est pas seulement satisfait, il est comblé de plaisir. 2) DANS LES SOUFFRANCES DE CHRIST : « Il plut à l'Éternel de le meurtrir ; il l'a soumis à la souffrance... et le plaisir de l'Éternel prospérera entre ses mains » (Es 53.10 ; Darby). En brisant son Fils bien-aimé, Dieu se brisait lui-même. C'est le plaisir de l'Éternel de se meurtrir lui-même pour éviter d'avoir à nous meurtrir c'est par ce moyen qu'il a prévu de nous sauver, et son plaisir prospérera entre les mains de celui qu'il a brisé. « Il peut sauver parfaitement » (Hé 7.25). 3) DANS LA MEDIATION DE CHRIST : « Car, en lui, toute la plénitude s'est plut à habiter » (Col 1.19 ; Darby). « Car il a plu au Père que toute la plénitude habite en lui » (idem ; version anglaise). Il est le médiateur entre Dieu et les hommes, et le Père a pris plaisir à tout placer entre ses mains, afin que nous puissions recevoir de sa plénitude jusqu'à être remplis de toute la plénitude de Dieu.

3. Par rapport à sa Parole « Ainsi sera-t-il de ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir » (Es 55.11 ; Darby). La Parole du Seigneur est venue sur la création informe au commencement, et elle a transformé le vide en fécondité. Et Dieu nous affirme qu'aujourd'hui encore Parole ne reviendra pas à lui sans effet. Nous ne pouvons pas dire ce que sa Parole produit quand elle est annoncée, mais nous avons l'assurance qu'elle fera ce qui est le plaisir de Dieu.

4. Par rapport à la proclamation de l'Évangile « Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Co 1.21). Nous apprenons ici, certainement pas que Dieu veut sauver les croyants par des prédications insensées, mais qu'il veut les sauver par la folie de la prédication. Beaucoup de prédications ne plaisent pas à Dieu, parce que c'est l'homme qui y est élevé, tandis que Christ y est caché. Il est réconfortant de savoir que Dieu se plaît à sauver ceux qui croient, et non ceux qui travaillent. Si vous n'avez que la foi, il plaira à Dieu de vous sauver.

5. Par rapport à l'aptitude au service « Mais lorsqu'il plu à (Dieu)... de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonce... » (Ga 1.15, 16). Quelle révélation nous avons ici ! Christ en nous, dans tout son amour et sa grâce, dans toute sa sagesse et sa puissance. Quand nous avons réalisé pleinement cela, il est impossible que nous ne l'annoncions pas. Oh, si chaque prédicateur avait reçu cette révélation, avec quelle force il prêcherait ! Et pourquoi pas ! Cela plaît à Dieu de se révéler à vous ! Si vous êtes sien, il est en vous, et si vous ne l'avez pas encore vu dans toute sa plénitude, s'il ne vous a pas communiqué cette aptitude, c'est que le péché aveugle encore vos yeux.

6. Par rapport aux privilèges du croyant « Car l'Éternel, à cause de son grand nom, n'abandonnera point son peuple, parce que l'Éternel s'est plu à faire de vous son peuple » (1 S 12.22 ; Darby). Nous sommes son peuple parce qu'il a plu au Seigneur de nous accorder ce privilège ; ayant fait de nous son peuple, il lui plaît également de ne point nous abandonner à cause de son grand amour. « Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point. C'est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien ; que peut me faire un homme ? » (Hé 13.5) C'est ainsi que, en tant que peuple racheté du Seigneur, nous pouvons compter sur sa direction, sur sa protection, sur sa présence et sur son aide.

7. Par rapport à l'espérance du croyant « Ne crains point, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le royaume » (Lu 12.32 ; Darby). Dieu se plaît à nous préparer pour ce royaume où il nous installera un jour. « Mon royaume n'est pas de ce monde » a dit Christ (Jn 18.36). « Vous aurez des tribulations dans le monde » (Jn 16.33). Le monde passe, et sa convoitise aussi, mais le royaume que nous sommes destinés à recevoir est inébranlable (Hé 12. 28). Et notre droit à y résider est incontestable, puisque Jésus a fait de nous « des sacrificateurs pour notre Dieu son Père » (Ap 1.6). Il nous est promis de régner aux siècles des siècles (Ap 22.5).